vendredi 30 avril 2010

Pas de flash sur l'iPhone

Attention : Cet article parle de trucs sérieux, si vous cherchez de la bonne grosse rigolade, passez votre chemin.

Apple, par la voix de son grand leader Steve Jobs a expliqué dans un article récent pourquoi sa gamme iPod, iPad et iPhone n'autorise pas le flash.

Voici les six points mis en avant par le petit bouddhiste.

1. Ouvert
Flash n'est pas ouvert (et là je suis d'accord). Beaucoup de produits d'Adobe sont gratuits (free) mais pas libres de modification (open). Et Steve Jobs dit qu'il est plutôt pour les standards ouverts, HTML5 par exemple.

2. L'argument "Full Web"
Adobe critique Apple car sans Flash, on ne pourrait pas accéder à tout l'internet.
Pas de vidéo en Flash mais il existe d'autres formats plus performants et qui s'imposent, comme le H.264
Pas de jeux en flash mais il y a plus de 50 000 jeux disponibles sur l'iPhone donc Steve s'en fout.

3. Performance, sécurité, stabilité
Performance : même sur mon PC à la maison, deux trois applications Flash bouffent toute ma ressource CPU, alors sur un iPhone...
Sécurité : Symantec (Norton) aurait classé Flash comme une des pires applications en 2009
Stabilité : Apple prétend que la première cause de plantage de ses ordinateurs est Flash.
Trois raisons qui poussent Little Stevie à refuser Flash.

4. La batterie
Le H.264 est décodé en dur par une petite puce dans les appareils mobiles (comme sur les lecteurs Blu-Ray) alors que le flash bouffe de la CPU, ce qui diviserait l'autonomie par deux.

5. L'écran tactile.
La grande majorité des applications Flash est basée sur une utilisation à la souris. Pour jouer à du flash sur ma Tabbee, je confirme que c'est souvent mal foutu voire impossible.
Et quitte à redévelopper les vieux trucs pour les adapter, autant passer à plus moderne (CSS et HTML5 par exemple)

6. Une couche supplémentaire
L'argument le plus important d'après Jobs. Adobe développe un outil qui permet de développer. Donc c'est Adobe qui décide comment évolue l'outil. Si Apple ajoute une nouvelle fonction à un de ses appareils, il doit attendre que Adobe ajoute cette fonction à Flash pour voir des applications l'utiliser.
Et Adobe peut très bien décider de ne jamais ajouter cette nouvelle fonction révolutionnaire.

Apple ne veut pas être dépendant d'une société pour voir de nouvelles fonctionnalités implémentées.

Sa conclusion, c'est que Flash c'est le passé et que Apple (et HTML5) c'est l'avenir.

4 commentaires:

  1. C'est pas silverlight l'avenir ?

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  2. Microsoft c'est comme Coca, Silverlight c'est une transition.
    On attend SilverZéro.

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  3. On se demande d'ailleurs où est passé Silverlight. Il n'a pas vraiment été adopté, sauf sur les sites lourdement soutenus par Microsoft. Et avec les arguments développés par Steve Jobs, SL devient juste une techno sans avenir, car investir dedans c'est à la fois se priver de la popularité de Flash et s'engager dans la même impasse technologique : dépendance vis-à-vis de l'éditeur.
    Flash c'était super à l'époque, mais aujourd'hui c'est comme Paris Hilton : célèbre juste parce que ...célèbre. Et putain, oui ça consomme !

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  4. Silverlight est encore récent, ça commence à s'implanter. Le gros avantage, c'est que la communauté .net devrait pouvoir s'y mettre très facilement. Après, faut voir si ça reste limité au monde pro ou si touche les particuliers.
    Quant à la dépendance vis à vis de l'éditeur, je ne vois pas où est le problème, vu que c'est le même que celui de l'OS de 85, 90% des machines ?

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